Chroniques de la fin du monde, tome 1 : Au commencement

80

De Susan Beth Pfeffer

Lecture 2018

Résumé : Enfin c’est le grand soir : l’astéroïde dont tout le monde parle va percuter la Lune ! Familles, voisins, amis, tous se rassemblent pour observer le phénomène. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. L’impact a été si violent que la Lune a dévié de son orbite et s’est rapprochée de la Terre. Peu à peu tout se dérègle… L’électricité puis l’eau sont coupées et les vivres commencent à manquer. Miranda et sa famille vont devoir accepter que la vie telle qu’ils la connaissaient a disparu à jamais.

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Lecture commune avec Meteora.Books

Mon avis :  Tout se passait pour le mieux, les oiseaux chantaient, les voisins se querellaient ou s’entraidaient et chacun vivait sa vie sans soucis. Il aura suffi d’une soirée pour tout chambouler. L’événement de l’année dont tout le monde parle est la venue d’un astéroïde qui s’apprête à foncer sur la lune. Tout le monde est heureux de voir ce spectacle mais personne ne l’est plus lorsque la lune se rapproche dangereusement de la Terre. Une seule question se pose désormais : comment survivre ?

Les personnages de ce roman sont magnifiques. Ils sont vraiment bien travaillés, chacun est unique. Nous suivons une fratrie, Matt, Miranda et Johnny. Miranda est le personnage principal, c’est une adolescente qui a peur de la mort et de l’avenir. Elle est généreuse mais parfois égoïste. Je l’ai adoré, comme tous les autres membres de cette famille. Chacun à son caractère, chacun apporte quelque chose à l’autre lors de cette apocalypse. La maman est sans doute, à mes yeux, la plus exploitée. Elle est économe et responsable, surveillant toutes les décisions de ses enfants afin de ne pas mettre en péril leur survie. Des conflits surviennent régulièrement entre elle et Miranda qui ne reconnaît plus sa génitrice. J’ai adoré ces disputes, cela semblait si réel. Le travail de Susan Beth Pfeffer pour rendre les personnages véritables est incroyable. J’ai adoré Matt et Johnny également.

Ce roman est sous forme de journal intime, Miranda écrit ce qu’il s’est passé durant la journée en notant la date. C’est un style qui ne plaît pas à tous les lecteurs, je n’en suis moi-même pas adepte mais durant ma lecture, ça ne m’a absolument pas dérangé. Le rythme est lent, il ne se passe pas beaucoup d’événements mais lorsque il y en a, le lecteur est envoûté, étonné et surpris. De plus chaque petite chose de leur vie quotidienne est impressionnante tant le climat est sombre. L’aspect de survie est très réaliste grâce à l’organisation des rations, la panique, la peur de mourir, les phénomènes environnementaux. La destruction humaine et de la Terre est progressive, le rythme est lent donnant une impression de réalisme incroyable. L’auteure s’est également attardée sur la destruction des liens sociaux et les conflits, un plaisir à lire. Une atmosphère d’une grande qualité.

J’ai passé un moment merveilleux. Je ne suis pas adepte du post-apocalyptique et pourtant, je me suis régalée. L’univers créé par l’auteure est génial, réaliste et angoissant. Les personnages sont bien travaillés, vivre pour survivre. L’environnement est parfait. Le seul petit défaut de ce livre est les moments où il ne se passe pas grand-chose, à part cela le livre est fantastique. Cet univers me manque déjà, je me suis empressée de commander la suite de la saga. J’ai hâte de continuer à suivre les aventures de cette famille.

★★★★★★★★★★

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iM@mie

80

De Susie Morgenstern

Lecture 2018

Résumé : A seize ans, Sam est un junkie, un accro, un drogué d’Internet et des jeux vidéo. Pour le sevrer de l’écran et sauver son âme, ses parents ont décidé de l’envoyer à Nice, en pension chez Martha, sa grand-mère, qui coule une retraite paisible, sans ordinateur, ni télévision, ni portable. Arrivé là-bas, Sam n’a rien d’autre à faire que de lire, réviser son bac de français et jouer du piano tout en se faisant dorloter par sa grand-mère. Comme cure de désintoxication, on a connu pire, et Sam admet qu’il n’est pas vraiment malheureux… Juste terriblement en manque des moyens de communication que des milliers d’années de progrès technique ont mis à la disposition de l’homme moderne. Mais ça, comment le faire comprendre à Martha ? …

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Je remercie les Éditions L’école des loisirs pour l’envoi cet ouvrage.

Mon avis : Sam était heureux, un ordinateur, un portable, une télévision. Sur la décision de ses parents, il est envoyé chez sa grand-mère pendant un an. Aucune technologie n’est tolérée dans cette maison, il devra apprendre à vivre sans sa passion et obsession.

Sam est un adolescent très gentil, serviable et agréable. Le seul souci dans sa vie est son addiction à la technologie. Il vit donc chez Martha, sa grand-mère pendant un an. Martha est un personnage que j’ai trouvé mignon, elle désire sincèrement offrir le goût de la littérature à qui elle rencontre. Au-delà de ça, je n’ai pas trouvé les personnages particulièrement travaillés ou intéressants.

Ce roman m’intriguait. Je me suis demandé comment allait se dérouler cette histoire, n’ayant aucune idée de ce qui m’attendait. Cette lecture est légère, elle est parfaite comme « livre repos », entre deux lectures lourdes et difficiles. Ce livre permet de souffler, de se vider la tête, de ne penser à rien. L’histoire est courte, il ne se passe pas grand-chose mais elle est distrayante.

Je ne ressors ni contente ni déçue de cette lecture, je n’attendais rien de spécial. J’ai passé un bon moment même si cette lecture n’a rien d’exceptionnelle. J’ai profité d’un moment doux et léger, qui m’a fait sortir de mon quotidien. Ce livre reste une belle petite lecture jeunesse pour se couper de tout, comme Sam, le personnage principal. De plus, il réserve une petite surprise au lecteur : une situation inattendue.

★★★★★★★★★★

L’atelier des miracles

79

De Valérie Tong Cuong

Lecture 2018

Résumé : Prof d’histoire-géo mariée à un politicien narcissique, Mariette est au bout du rouleau. Une provocation de trop et elle craque, envoyant valser un élève dans l’escalier. Mariette a franchi la ligne rouge. Millie, jeune secrétaire intérimaire, vit dans une solitude monacale. Mais un soir, son immeuble brûle. Elle tourne le dos aux flammes se jette dans le vide. Déserteur de l’armée, Monsieur Mike a fait de la rue son foyer. Installé tranquillement sous un porche, il ne s’attendait pas à ce que, ce matin, le « farfadet » et sa bande le passent à tabac. Au moment où Mariette, Millie et Mike heurtent le mur de leur existence, un homme providentiel surgit et leur tend la main – Jean, qui accueille dans son Atelier les âmes cassées, et dont on dit qu’il fait des miracles. Mais peut-on vraiment se reconstruire sans affronter ses fantômes ? Avancer en se mentant et en mentant aux autres ? Ensemble, les locataires de l’Atelier vont devoir accepter leur part d’ombre, tandis que le mystérieux Jean tire les ficelles d’un jeu de plus en plus dangereux.

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Mon avis : Millie, Monsieur Mike et Mariette sont tous les trois dans une impasse dans leur vie. Rien ne va plus, ni pour les uns ni pour les autres. De manière inespérée, un « miracle » se produit, Jean arrive dans leur vie afin de les aider.

Les personnages sont très distincts, l’auteure Valérie Tong Cuong a fait en sorte de jouer sur les mots et la tournure des phrases. Ce livre comporte trois points de vue, ceux des trois personnages principaux, j’ai trouvé ingénieux de les différencier grâce à une écriture différente. Millie est un personnage que j’ai trouvé étrange, mal dans sa vie, elle décide, suite à un accident, de faire croire qu’elle est amnésique et se donne pour nom Zelda. Personne ne sait rien d’elle, sa nouvelle identité amnésique est assurée. Monsieur Mike est un homme qui vit dans la rue, je ne l’ai pas aimé du tout, la cause principale est la façon dont il parlait et tournait ses phrases. Mariette est mon personnage préféré, femme perdue et harcelée par ses élèves à l’école, dénigrée par son mari, ses espoirs se sont envolés. Je me suis sentie proche de cette femme, c’est celle qui m’a le plus touché. Le dernier personnage dont j’aimerai parler est Jean, le « sauveur ». Il apparaît comme un être miraculeux dans le roman et j’avoue que cette image m’a laissé perplexe. Je ne l’ai pas trouvé particulièrement intéressant, certes il apporte une aide, mais tout dans sa méthode n’est pas au point.

Il s’agit pour moi d’une relecture. La première a eu lieu à mes 17 ans, aujourd’hui j’en ai 22. À l’époque, j’ai trouvé ce livre passionnant, dynamique, intriguant. Aujourd’hui mes attentes et mes impressions ne sont plus les mêmes, j’ai aperçu quelques longueurs importantes, le point de vue de Monsieur Mike qui me semblait être une éternité puisque je ne porte pas ce personnage dans mon cœur et un dynamique que j’ai moins retrouvé que dans ma première lecture de ce livre. L’ambiance est plongée entre espoir, la venue et l’aide apportée par Jean et le désespoir, les problèmes de la vie quotidienne et la sensation d’être dans une impasse.

Je ne relis jamais mes livres par peur de moins aimer que la première fois. J’ai voulu tenter avec cet univers qui me manquait et malheureusement, ayant grandi, mes attentes n’étaient plus les mêmes et j’ai moins apprécié ma lecture. Je me suis parfois ennuyée. J’ai adoré le personnage de Mariette qui restera pour moi la clé de ce roman, la petite perle de cette lecture. J’ai apprécié redécouvrir ce monde mais je suis déçue de ne pas avoir autant apprécié que la première fois, il y a 5 ans.

★★★★★★★★★★

Titan noir

78

De Florence Aubry

Lecture 2018

Résumé : Employée dans un parc océanographique, Elfie, 18 ans, devient rapidement dresseuse d’orques. Mais alors qu’elle nous raconte sa relation privilégiée avec l’une d’entre elles, Titan Noir, une autre voix dresse un panorama terrifiant de ces parcs… et nous dévoile l’identité réelle de cette orque. Inspiré de l’histoire d’un vrai cétacé, le roman de Florence Aubry s’inscrit dans les campagnes actuelles appelant à la fermeture des parcs aquatiques, où le spectacle de divertissement repose sur la captivité et la souffrance des animaux. Un roman bouleversant sur la condition animale.

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Je tiens à remercier les Éditions du Rouergue pour cet envoi.

Mon avis : Elfie a trouvé un job dans un parc marin. Quelques semaines plus tard, elle change de poste dans ce même parc. Dresseuse d’orques. Cette idée lui plaît, tisser une amitié avec ces animaux imposants. Pourtant, la réalité n’est pas ce qu’on veut nous faire croire. Les animaux ne sont pas heureux.

Elfie est un personnage très important à l’histoire et très réaliste. Au tout début, c’est une jeune fille qui n’a aucune conscience de la souffrance animale, comme beaucoup de personnes de nos jours. Plus le temps passe et plus elle comprend. Ce changement est significatif, ce n’est pas une simple histoire, c’est un message que souhaite passer l’auteure en permettant au lecteur de s’identifier à Elfie. Cette jeune fille innocente qui ne voyait pas les conditions de vie dans les parcs marins et qui apprend petit à petit ce qu’il se passe réellement. Son personnage est extrêmement bien travaillé.

Le roman est séparé en deux points de vue. Celui d’Elfie et celui d’une autre personne dont l’identité n’est révélée que plus tard dans le livre. J’ai trouvé cela très intéressant de comparer leurs opinions, Elfie qui ne réalise pas encore le malheur des orques et autres animaux et celui de l’inconnu qui a déjà réalisé tout cela. La lecture est rapide, les pages se tournent vite. L’atmosphère est lourde tant le sujet est important.

Lorsque j’ai découvert ce livre, une seule idée m’a traversé l’esprit : celle de le lire. Je n’ai jamais vu de livre jeunesse traitant des conditions animales et de leur malheur. Étant intéressée par cette cause, je ne pouvais passer à côté de cette lecture. Le message de l’auteure est tellement important que je devais en parler.

Florence Aubry s’est inspirée d’une histoire vraie, elle nous livre ce que l’on ignore des parcs. Elle traite énormément le ressenti des animaux, car oui, ils ont des émotions. Ce livre m’a bouleversé, il m’a fait mal, il m’a fait réaliser, il m’a fait comprendre des choses que j’ignorais. Je ne suis pas ressortie indemne de cette lecture, loin de là. Elle restera longtemps dans ma mémoire.

Ce livre n’est pas simple à lire lorsque l’on est très sensible ou amoureux des animaux. Cependant il est essentiel de l’avoir entre les mains pour comprendre ce que l’on nous cache, en parler et faire que tout cela s’arrête. La vérité nous tombe dessus, elle n’est pas jolie à voir ni à entendre mais elle est importante et indispensable.

L’histoire en elle-même est bien construite, elle semble réelle. C’est le message dur et fort de l’auteure qui m’a le plus touché et marqué. Je n’oublierai jamais ce livre.

Je tiens à adresser un message à Florence Aubry, merci pour ce roman. Pour ce livre qui désormais fait parti de ma vie. Merci d’avoir osé dénoncer les conditions animales dans les parcs, merci d’osé en parler alors que tant d’autres se taisent. Merci.

★★★★★★★★★★

Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…

77

De Kai Hermann, Horst Rieck et Christiane F.

Lecture 2018

Résumé : Ce livre terrible a connu un retentissement considérable en France et dans toute l’Europe. Ce que raconte cette jeune fille sensible et intelligente, qui, moins de deux ans après avoir fumé son premier «joint», se prostitue à la sortie de l’école pour gagner de quoi payer sa dose quotidienne d’héroïne, et la confession douloureuse de la mère font de Christiane F. un livre sans exemple. Il nous apprend beaucoup de choses, non seulement sur la drogue et le désespoir, mais aussi sur la détérioration du monde aujourd’hui.

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Mon avis : Christiane est une adolescente. Comme chacun, sa vie n’est pas rose. Les rencontres se succèdent et la descente se fait progressivement dans le tourbillon de la drogue et de la prostitution.

Christiane est une jeune fille que je qualifierai d’aventurière. L’inconnu peut lui faire peur mais elle est prête à tenter. Je m’attendais à tout autre chose de ce témoignage. Elle nous raconte principalement ses histoires de cœur, d’amitié et de famille. Malheureusement, ce n’est pas ce que j’attendais de ce témoignage.

La drogue et la prostitution chez les adolescents sont deux sujets qui m’intéressent. Adorant les témoignages, je l’ai lu avec un grand espoir. Je pensais que l’on se centrerait sur les raisons de cette descente, les émotions que Christiane ressentaient, ses réflexions. Je n’ai pas eu ce que je cherchais. Je n’ai pas pu réfléchir aux causes et conséquences de la drogue et de la prostitution sur elle, je n’ai pas véritablement mieux compris cet univers.

J’espérais ressortir de cette lecture avec quelques réponses et comprendre mieux cela à travers ce témoignage. Je suis extrêmement déçue. J’ai trouvé ma lecture vraiment longue, je me suis ennuyée. J’en attendais certainement trop. Ma lecture était froide, aucune émotion n’est montée jusqu’à moi. Je n’en sais pas plus sur la drogue et sur la prostitution. Je suis déçue de ne pas avoir su m’adapter à cette histoire.

★★★★★★★★★★

N.B : Il est, à mon sens, impossible et irrespectueux de noter le témoignage d’un individu. Cependant, cette note n’est pas attribuée à la qualité de l’histoire mais à sa facilité de lecture, et d’un point de vue général, à la nécessité de prendre connaissance de cet ouvrage. Toutefois, la note comporte également mon ressenti au long de cette lecture.

B.O.A., tome 1 : Loterie funeste

76

De Magali Laurent

Lecture 2018

Résumé : Une loterie inhumaine.
Six immortels à gagner.

Dans la grande ville de Liberté, quand les citoyens achètent des billets pour la loterie annuelle, ce n’est pas pour gagner de l’argent.

Les BOA qui dirigent cette société post-apocalyptique espèrent remporter des Sacs à sang. Des esclaves. Des êtres humains auxquels ils pourront s’abreuver pour subsister. Jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Mais, cette année, la loterie est différente. Cette année, six adolescents sont en jeu, rendus immortels par un processus révolutionnaire. Destinés à offrir leur sang à leurs futurs propriétaires, ils sont condamnés à souffrir éternellement, car même la mort ne pourra les délivrer.

S’ils résistent, ils seront transformés en créatures terrifiantes. En Charognards. Des bêtes voraces.

S’ils obéissent, ils seront perdus pour toujours…

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Je remercie Babelio ainsi que les Éditions de Mortagne.

Mon avis : Dans ce monde vivent trois catégories de personnes : les charognards, des humains infestés par un virus, les B.O.A, des créatures nommées ainsi par rapport aux différents groupes sanguins et les humains appelés les sacs à sang, qui servent à nourrir les B.O.A et assurer la survie de l’espèce. Une loterie est organisée pour les B.O.A afin de remporter des sacs à sang.

Oxana est le premier personnage que nous rencontrons. C’est une humaine qui travaille dans le Cellier. Son objectif : être toujours en mouvement afin de conserver la qualité de son sang. C’est une jeune fille qui vit très mal sa vie au Cellier pourtant accompagné de son jumeau, un homme très positif malgré la situation. Nous rencontrons ensuite Cléo, une humaine qui a toujours vécue seule, loin de tous les autres humains. Elle est privilégiée, elle est un joyau rare pour les B.O.A. C’est un personnage que j’ai bien aimé, née pour accomplir une mission précise. Je l’ai apprécié car dû à son éducation, elle a une toute autre vision du monde dans lequel elle vit. J’ai trouvé cela très agréable de comparer deux points de vue : celui d’Oxana qui a grandit dans le travail, la peur et le danger contre celui de Cléo qui a évolué dans le luxe, la beauté et la perfection. Nous faisons la connaissance de Kael, un B.O.A très différent des autres. C’est également un personnage que j’ai apprécié, c’est quelqu’un qui est ouvert d’esprit et qui a compris ce que les autres B.O.A sont incapables de voir. Je dois avouer que j’ai aimé tous les personnages principaux, ils ont tous une personnalité et des croyances différentes. Ils sont vraiment bien travaillés.

Dès les premières pages, j’ai senti que je passerai un bon moment. L’ambiance noire et sombre mêlant le danger et la survie, juste ce qu’il fallait pour faire basculer dans cet univers. Le monde créé par Magali Laurent est exceptionnel, incroyablement bien fait et bien construit. J’ai adoré les trois classes de ce monde, à savoir les charognards, les humains et les B.O.A. C’était ingénieux de la part de l’auteure. Le seul reproche que je suis en mesure de faire est que le livre comporte quelques longueurs plutôt intenses et importantes.

J’ai passé un excellent moment. Le concept-même du livre est fabuleux, il s’agit totalement du genre d’informations et d’éléments qui me donnent envie de lire l’ouvrage. Le monde est vraiment bien travaillé, les personnages sont très intéressants, particulièrement grâce à leurs différents lieux d’éducation et leurs croyances. Le concept de loterie est également une magnifique idée même si j’ai trouvé cette partie-là un peu longue, cela manquait d’émotions. J’ai découvert une histoire originale et géniale, je lirai le tome 2 avec un grand plaisir. Un début de saga prometteur.

★★★★★★★★★★

Contes des royaumes, tome 2 : Charme

75

De Sarah Pinborough

Lecture 2018

Résumé : Rappelez-vous les horribles belles-sœurs, le carrosse magique, le bal enchanté, la pantoufle de verre et l’éternel amour né au premier regard… et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Cendrillon, telle qu’elle n’a jamais été révélée… Cendrillon, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction.

 

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Lecture commune avec Entre les lignes et Meteora.Books

Mon avis : Ce conte revisité nous livre une version plus érotique et plus sombre que la véritable histoire de Cendrillon.

Cendrillon est un personnage que j’ai trouvé assez innocente au début de l’histoire. Elle a des valeurs et des idées bien précises. Je ne l’ai pas particulièrement trouvé ce personnage principal intéressant comme j’ai pu aimer la Reine dans le premier tome. Je l’ai trouvé assez insipide. Quant aux sœurs, j’ai apprécié cette version plus originale. Rose est un personnage assez borné sur les souhaits de sa mère et veut absolument lui faire plaisir. L’autre sœur est absente. Il y a deux personnages, l’un nommé Bouton très mystérieux et qui cache bien son jeu ainsi que le chasseur, un homme étrange et surprenant. Aucun personnage ne m’a vraiment plu au point de l’aimer cependant, avec mes copines de lecture commune, nous avons remarqué que chaque personne avait une double personnalité, un double jeu.

J’espérais mieux que le premier tome et pourtant, cet opus était lent, bien plus que Poison. J’ai ressenti une certaine démotivation sur la fin du livre, je n’en voyais pas le bout, il y avait quelque chose de fade dans l’atmosphère de ce livre.

Je suis un peu déçue, j’espérais une lecture meilleure que le premier tome et ça n’a pas été le cas pour moi. Ce roman est un livre qui a peu de vie à mes yeux. Je dois reconnaître tout de même que le langage cru des quelques scènes de sexe m’a surprise et même un peu choqué. En y réfléchissant un peu, ce sont les seuls moments où j’ai ressenti des émotions lors de ma lecture. Le prologue m’a également surprise, inattendu.

★★★★★★★★★★