Que font les rennes après Noël ?

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De Olivia Rosenthal

Lecture 2018

Résumé : Vous aimez les animaux. Ce livre raconte leur histoire et la vôtre. L’histoire d’une enfant qui croit que le traîneau du père Noël apporte les cadeaux et qui sera forcée un jour de ne plut y croire. Il faut grandir, il faut s’affranchir. C’est très difficile. C’est ‘même impossible. Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vous émanciper. Pourtant il faudra bien trouver un moyen. O. R.

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Mon avis : Enfant, on nous parle du Père Noël et de ses rennes. Plus grand, il faut se résoudre à connaître la vérité. Cet essai met en parallèle les humains et les animaux.

Ce livre aborde plusieurs thèmes différents, chaque paragraphe est alterné, l’un traite des humains, le suivant des animaux. Concernant les Hommes, Olivia Rosenthal parle de la sexualité, du désir d’avoir un animal étant petit ainsi que d’autres éléments quotidiens. Je n’ai pas compris l’intérêt de cette partie-ci, je n’y ai pas appris grand-chose et je n’ai pas compris le lien avec les animaux. Je me suis sentie agressée au début de ma lecture. En effet, l’auteure vouvoie le lecteur, cela m’a donné le sentiment d’être fautive et d’être dans le même panier que tout le monde, ce que je n’ai pas apprécié. Après avoir relevé ce point, je suis passée outre et cela ne m’a plus dérangé.

La partie sur les animaux est très variée aussi puisqu’elle traite de l’euthanasie, des conditions dans les laboratoires et lors d’expériences scientifiques et des abattoirs. Le point de vue qui est exposé est opposé au mien et plutôt que de me braquer, j’ai eu envie d’apprendre à connaître les différences entre mes positions et celles de ce livre. En revanche, je n’aurai pas trouvé grand intérêt à continuer cet essai si je partageais l’avis de l’auteure, à mes yeux, ce livre n’apporte pas grand-chose si l’avis est similaire mais s’il est contraire, cela devient intéressant. Je dois tout de même avouer que j’ai levé plusieurs fois les yeux au ciel.

Il y a un point de ce livre que je n’ai pas compris. Il y a trois parties et à chacune des parties, j’avais la sensation que le narrateur changeait mais rien n’était indiqué, cela m’a un peu perdu.

J’ai hésité à abandonner ma lecture et j’ai décidé d’être ouverte d’esprit et de ne pas me laisser prendre par ma première impression négative. J’ai découvert un point de vue opposé au mien, j’ai appris à le comprendre et à me poser des questions dessus et c’était très intéressant. Même si mon avis sur la question n’a pas changé, je suis contente d’avoir accepté cette différence. Toutefois, je ne conseille pas ce livre aux défenseurs des animaux et des personnes très engagées dans cette lutte, il faut être ouvert d’esprit pour lire cet ouvrage et accepter un avis très différent.

★★★★★★★★★★

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Un sari couleur de boue

95

De Kashmira Sheth

Lecture 2018

Résumé : Leela, jeune indienne de treize ans, va devoir aller vivre d’ici peu avec son mari et la famille de ce dernier. Fiancée à deux ans puis mariée à neuf, la jeune-fille semble heureuse du choix que ses parents ont fait pour elle, enfant. Seulement… son époux va décéder avant qu’elle n’emménage chez lui. Elle devient veuve. Et dans les années 1920, être veuve et faire partie de la caste supérieure indienne, c’est porter malheur. La pauvre Leela, si joyeuse et coquette auparavant, va devoir retirer ses bijoux, se raser la tête, se vêtir d’un sari couleur de boue et rester cloîtrée un an chez elle. L’adolescente et sa famille sont anéanties et ne savent comment éviter cette condition. Mais le frère de Leela, ainsi que la directrice d’école du village, ne l’entendent pas de cette oreille…

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Je remercie les Éditions L’école des loisirs pour l’envoi cet ouvrage.

Mon avis : Leela devient veuve à l’âge de 13 ans. En Inde, cela présage un avenir isolé et triste. Peu à peu, elle prend conscience grâce à certains membres de son entourage que c’est à elle de choisir sa vie et de se battre pour ses rêves.

Leela est une jeune fille touchante, douce et d’une grande gentillesse. Elle ne comprend pas les coutumes qui suivent le décès de son mari. Étant adolescente, on lui demande de se comporter comme une femme lors de ce veuvage, pourtant Leela est malheureuse d’être forcée à tout cela. Elle rêve d’accessoires et de droits qu’elle n’a plus en étant veuve. Je l’ai trouvé forte et réelle. Lors des remerciements, je me suis aperçue que Leela était inspirée de la grand-mère de l’auteure. Mon impression était donc vrai et j’ai trouvé cet hommage magnifique. J’ai aimé le personnage de Ba, la mère de Leela, qui aime sa fille et qui souffre de la situation de sa fille.

Même si le sujet est dur, la douceur de la plume de Kashmira Sheth donne de la légèreté aux sujets abordés. Ce livre traite de la guerre et des conditions des femmes en Inde en 1920. L’auteure parle particulièrement du mariage et des rituels du veuvage. Mes connaissances se sont multipliées, j’ai énormément appris et c’est ce que je recherchais en lisant ce roman. Le lecteur est plongé dans ce pays puisque il y a de nombreux mots de la langue hindi, avec un glossaire à la fin, bien entendu.

J’ai passé un merveilleux moment, ce livre a de grandes qualités. L’auteure aborde des sujets difficiles et apporte un message d’espoir. Elle nous livre le message suivant à travers le personnage de Leela : rien n’est facile mais il faut persévérer. Je le recommande, une très belle œuvre.

★★★★★★★★★

Histoire de la psychiatrie

94

De Jacques Hochmann

Lecture 2018

Résumé : S’il y a toujours eu des réponses sociales à la folie, la psychiatrie ne se constitue véritablement comme « médecine spéciale » qu’au début du XIXe siècle. En retraçant l’histoire de la psychiatrie en France depuis Philippe Pinel jusqu’à nos jours, cet ouvrage explore les changements de la pratique et les différentes théories de cette discipline. Il montre comment celle-ci n’a cessé d’évoluer, prise entre la volonté d’isoler les causes de la folie et la réalité de la prise en charge des patients, entre les apports psychanalytiques et l’apparition de médicaments, entre une clinique quotidienne et les critiques de la société sur son fonctionnement.

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Mon avis : Lors de mes études de Psychologie, j’ai étudié l’Histoire de la Psychiatrie et de la Psychologie. Ayant aimé ce cours, je me suis dit que j’éprouverai le même sentiment en m’instruisant dans les livres.

J’ai retrouvé le plaisir de redécouvrir l’Histoire de la Psychiatrie, notamment grâce à l’hystérie et Charcot, Mesmer et le magnétisme et autres. J’ai apprécié ces moments-là, ces thèmes qui me plaisent tant, j’ai dévoré ces passages. Certaines parties ne m’ont pas plu car le sujet ne m’intéressait pas. Les goûts et les couleurs. Le point noir de ce livre, à mes yeux, est la tournure des phrases. Tout est lourd, les phrases, les mots, le sens. Cela me demandait un effort de comprendre l’auteur et parfois, cela a aboutit à des migraines.

Je suis heureuse d’avoir découvert ce célèbre livre mais je pense qu’il aurait pu être simplifier afin d’élargir le public visé et de permettre de mieux comprendre l’Histoire de la Psychologie.

★★★★★★★★★★

Contes des royaumes, tome 3 : Beauté

93

De Sarah Pinborough

Lecture 2018

Résumé : Cette fois, c’est l’histoire de la Belle au Bois Dormant qui va se prendre un petit coup de neuf ! Bien sûr, on y retrouvera tous les éléments classiques de ce conte (le beau prince, la terrible malédiction, la jeune fille endormie et le château hanté) mais de nouveau revus à la sauce moderne ! Toujours aussi drôle et sexy.

 

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Lecture commune avec Marion

Mon avis : Après Blanche-neige et Cendrillon, c’est au tour du conte de La Belle au Bois Dormant d’être revisité. Méfiez-vous des apparences, cette revisite pourrait bien vous surprendre.

Nous rencontrons Belle qui est le personnage central de ce roman. Je suis impressionnée de ce qu’en a fait Sarah Pinborough car je ne m’attendais pas à de telles révélations. Belle est douce, gentille et magnifique mais elle possède une part très sombre en elle, un secret incroyable. J’ai vraiment adoré le travail de l’auteure sur ce personnage, inattendu. Nous rencontrons ensuite Petra, une jeune fille toute droit sortie d’un conte, bien entendu, je vous garde la surprise. Elle est indépendante et débrouillarde, je l’ai bien apprécié. Quant aux autres personnages, le Prince et le Chasseur, ils avaient tous les deux un rôle important à jouer, mais je ne me suis pas attachée à eux. Je dois avouer que les moments que j’ai préféré sont ceux où l’on suivait Belle, ce personnage est très intéressant et énigmatique.

Je suis surprise. À mes yeux, il est le meilleur de la trilogie. Il y a de l’action et de l’intrigue, je ne m’attendais à rien de ce tome-ci. Malheureusement, il y avait des longueurs, comme dans les opus précédents, mais elles étaient moins nombreuses. Plusieurs contes s’emmêlent entre eux, je me suis donc parfois perdue mais j’ai vite repris le fil de ma lecture.

Je suis vraiment heureuse de ce tome qui clôture la trilogie. Cependant mon grand regret et mon incompréhension se dirigent vers la fin que j’ai trouvé décevante. Le conte revisité en lui-même est bien travaillé et dynamique et tout retombe dans les dernières pages sur une fin sans saveur.

Pour conclure, je suis ravie d’avoir découvert cette saga. De manière globale, mon avis est mitigé. Je referme cet univers sans regret et une bonne impression pour le dernier tome.

★★★★★★★★★★

Chroniques de la fin du monde, tome 2 : L’exil

92

De Susan Beth Pfeffer

Lecture 2018

Résumé : Lorsqu’un astéroïde percute violemment la Lune, semant le chaos dans le monde entier, Alex Morales se retrouve seul avec ses deux sœurs. Il n’a pas dix-huit ans et doit se débrouiller dans New York, envahie par les flots. Pour chercher ses parents disparus, trouver de quoi manger, de quoi se chauffer, et simplement pour survivre, Alex sera amené à faire des choix qui changeront son destin à jamais.

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Lecture commune avec Meteora.Books

Mon avis : La Fin du Monde, que fait-elle du côté de New York ? Est-elle la même que dans un autre pays ? Alex, 17 ans, est l’homme de la famille à présent. Son objectif est de survivre en protégeant ces deux sœurs.

Alex est un personnage que je n’ai pas particulièrement aimé. Il est vrai qu’être chef de famille à 17 ans n’est pas chose simple mais c’est un garçon avec du caractère, qui n’a pas de patience et plutôt désagréable. La mauvaise humeur et l’agressivité sont quasi constantes chez lui, principalement car il a du mal à supporter l’une de ces sœurs. Bri est mon personnage préféré, une jeune fille douce, intelligente, qui n’a aucune haine dans le cœur et survit grâce à l’espoir. C’est ce que l’on peut appeler un personnage « doudou », une vraie crème. La cadette est Julie, son caractère est assez similaire à celui d’Alex avec la crise d’adolescence en plus. Tantôt elle est gentille, tantôt méchante et désagréable. Son caractère ne m’a pas plu mais je comprends le chamboulement dans sa vie. Et pour finir, il y a Kevin, ce personnage secondaire si important, qui aide et qui protège si bien. Un « gros dur » d’apparence avec un cœur tendre et généreux. Je l’ai vraiment apprécié pour son imagination et sa créativité durant la fin du monde.

J’ai adoré le premier tome, il en est de même pour ce second opus même si le niveau est légèrement moins bon. La survie est extrêmement bien écrite, les détails sur les rations, les stratégies pour les économiser, les nouvelles idées pour vivre plus longtemps. Tout semblait si réel. Le seul reproche que je peux faire est que l’histoire se répétait un peu. À part cela, j’ai adoré l’imagination de Susan Beth Pfeffer.

Je redoutais cette saga, je me suis trompée. Cette quadrilogie est prometteuse, les deux premiers tomes m’ont convaincu. L’univers est addictif, pour la première fois depuis des années, j’avais hâte de replonger dans un univers venant d’une saga. J’ai légèrement moins apprécié ce tome au premier mais il reste très bon. J’ai hâte de découvrir le troisième tome, cette saga est un délice.

★★★★★★★★★★

L’Échange

91

De Brenna Yovanoff

Lecture 2018

Résumé : Mackie Doyle n’est pas un humain, même si tous les habitants de la petite ville de Gentry le considèrent comme un des leurs. Voilà seize ans, il a été échangé contre un bébé humain. C’est le prix à payer pour la paix avec le monde d’où il vient : un univers terrifiant où d’obscurs tunnels suintent des eaux pestilentielles, peuplé de morts-vivants et dirigé par une étrange princesse tatouée.
Depuis, Mackie se bat pour survivre, malgré ses allergies mortelles au fer, au sang et aux lieux sacrés. Quand la plus jeune sœur de Tate, la fille qu’il aime, disparaît, il décide de tout faire pour la retrouver, même s’il doit affronter pour cela les plus sinistres créatures. Dans cette descente aux enfers, trouvera-t-il enfin sa véritable place ?

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Mon avis : Mackie a été échangé à la naissance contre un bébé humain. À l’adolescence, la fille dont il est amoureux disparaît. Il doit affronter les créatures qu’il connaît si bien afin de la retrouver.

Je ne vais malheureusement pas faire d’éloges. Nous suivons Mackie, un garçon froid, distant, plutôt très discret. Je l’ai détesté, je n’ai pas réussi à comprendre ce personnage ni à éprouver le moindre sentiment pour lui. Je l’ai trouvé si atypique et sans charisme qu’il m’a été impossible de nouer un lien et de m’identifier à lui. Nous rencontrons un autre personnage, une adolescente du lycée de Mackie, la grande sœur de la disparue. Je n’ai pas compris son rôle, j’avais la sensation qu’elle ne savait pas ce qu’elle faisait. Elle est agressive, ce que je peux concevoir puisque un membre de sa famille a disparu, mais ses actes sont contradictoires. Je n’ai pas réussi à la cerner. Les personnages sont un des points faibles de l’histoire.

L’atmosphère est très sombre puisque nous sommes dans un univers de créatures monstrueuses. Ce monde aurait pu me plaire si j’avais compris où voulait me mener Brenna Yovanoff. L’action était presque inexistante, aucune cohérence. Je n’ai pas su me projeter, à cause des mots, des personnages, de l’ambiance globale. Je n’ai pas non plus aimé la plume de l’auteure que j’ai trouvé lente. Je suis un peu triste car le synopsis était intéressant.

Je suis déçue. Je me suis lancée dans cette lecture enjouée et curieuse, j’en suis ressortie triste et confuse. Je pense que l’univers de ce roman était trop atypique pour que je puisse savourer cette originalité. Il en est de même pour les personnages. Il plaira sûrement aux lecteurs qui aiment les romans uniques et qui ne ressemblent à aucun autre.

★★★★★★★★★★

Les putes voilées n’iront jamais au paradis !

90

De Chahdortt Djavann

Lecture 2018

Résumé : Ce roman vrai, puissant à couper le souffle, fait alterner le destin parallèle de deux gamines extraordinairement belles, séparées à l’âge de douze ans, et les témoignages d’outre-tombe de prostituées assassinées, pendues, lapidées en Iran. Leurs voix authentiques, parfois crues et teintées d’humour noir, surprennent, choquent, bousculent préjugés et émotions, bouleversent. Ces femmes sont si vivantes qu’elles resteront à jamais dans notre mémoire.
À travers ce voyage au bout de l’enfer des mollahs, on comprend le non-dit de la folie islamiste : la haine de la chair, du corps féminin et du plaisir. L’obsession mâle de la sexualité et la tartufferie de ceux qui célèbrent la mort en criant « Allah Akbar ! » pour mieux lui imputer leurs crimes.
Ici, la frontière entre la réalité et la fiction est aussi fine qu’un cheveu de femme.

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Mon avis : Les conditions de vie des femmes en Iran sont strictes. Chahdortt Djavann montre la réalité à travers son livre afin de dénoncer les crimes, les viols et tout autre acte barbare sur les femmes. Elle s’intéresse plus particulièrement aux prostituées.

J’ai entendu beaucoup de bien de ce livre, notamment sur un compte Instagram féministe. J’ai peu de connaissances sur ce que vivent au quotidien les femmes en Iran, je me suis dit que ce livre m’apporterait sûrement beaucoup.

Le roman est « découpé » en plusieurs points de vue, tout d’abord l’auteure a voulu mettre en scène ce que des prostituées assassinées auraient dit de leur vie, de ce qu’elles vivaient chaque jour et pourquoi elles se prostituaient. En faisant parler ces femmes décédées, Chahdortt Djavann a voulu donner un coup de poing aux lecteurs pour leur expliquer que tous ces faits sont réels, qu’il est difficile en Iran d’être une femme et de vivre dans de bonnes conditions.

L’auteure nous offre deux autres points de vue, ceux de Soudabeh et Zahra. Ces personnages m’ont touché. L’une quitte sa famille pour fuir un mariage forcé tandis que la seconde devient veuve et enchaîne les emplois humiliants. Leur vie est différente en tout point et pourtant, elle se ressemble. Ce sont des femmes et leurs conditions de vie sont affreuses.

Cette lecture m’a choqué. J’ai bien entendu le message passé par l’auteure, celui de parler et de dénoncer les abominations faites aux femmes, de dire et comprendre ce qu’elles supportent chaque jour, que les femmes en Iran ne vivent pas, elles survivent. Les phrases sont crues afin de heurter le lecteur pour le faire réaliser et réagir. C’est ce qu’il s’est produit pour moi. J’ai appris énormément de choses et tout ce que j’ai lu m’a choqué. Je trouve vraiment important que des livres comme celui-ci soient écrits pour changer le monde ou les esprits, faire prendre conscience des atrocités qu’il y a.

Ce n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains, le thème est difficile, les mots douloureux mais le message est bien là. Je suis ravie d’avoir découvert cette lecture, mes connaissances sont plus approfondies et je sais ce qu’il se passe dans d’autres pays désormais.

★★★★★★★★★★

Charisma

89

De Jeanne Ryan

Lecture 2018

Résumé : Aislyn est d’une timidité maladive : impossible pour elle de prendre la parole en public, et c’est encore pire quand il s’agit de discuter avec un garçon… Alors quand on lui propose du Charisma, drogue de thérapie génique supposée la guérir, elle n’hésite pas bien longtemps. Du jour au lendemain, la voilà devenue charmante et populaire. Mais Aislyn n’est pas la seule à avoir subi l’injection, et il s’avère que ce traitement miracle a de terribles effets secondaires…

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Mon avis : Aislyn est d’une très grande timidité, dans tout ce qu’elle fait et entreprend, cela lui pose un problème. Elle n’est pas capable d’être naturelle, de donner le meilleur d’elle-même tant elle est terrifiée. Miraculeusement, une scientifique qu’elle connaît lui propose un traitement secret. Ces médicaments offrent à la personne la disparition de la timidité et permet de vivre convenablement, sans avoir peur. Attention aux effets secondaires.

Je me suis rapidement identifiée à Aislyn, jeune fille timide et pétrifiée par ses propres peurs. Il lui est difficile d’avancer dans la vie à cause de cela. Elle n’a pas une vie facile, son petit frère est atteint de la mucoviscidose et elle tente de s’occuper de lui du mieux qu’elle peut. Je n’ai pas grand-chose à dire de plus sur les autres personnages puisque à mon sens, aucun n’est vraiment intéressant et suffisamment exploité pour m’en faire une idée concrète. Je suis un peu déçue de cet aspect brouillon.

Nous arrivons au point qui fâche, la dynamique du roman. J’ai acheté ce livre avec une immense envie de le lire car j’ai déjà lu Addict de la même auteure qui m’avait bien plu. J’avais hâte de me plonger dans un nouvel univers étrange et spécial de Jeanne Ryan.

Tout d’abord, je ne m’attendais pas à ce que le vocabulaire soit si scientifique, en effet, pour une personne qui ne s’y intéresse pas et qui a peu de connaissances dans le domaine, il est compliqué de comprendre. Certes, les mots associés à la science ont rendu l’univers plus crédible mais cela m’a refroidi car je n’imaginais autant de termes scientifiques. Au niveau du rythme, j’ai trouvé ma lecture extrêmement lente, j’avais la sensation de ne pas avancer, d’être coincée dans une boucle infinie. Ce qui m’a le plus déçu, c’est que le résumé nous promettait d’affreux effets secondaires à la suite du traitement alors que rien ne m’a choqué, rien ne m’a étonné. Je ne suis pas satisfaite car je m’attendais à bien plus terrible, tout était prévisible et je n’ai trouvé aucun intérêt à ces fameux effets secondaires. Le roman lui-même manquait de dynamisme et de saveur.

J’espérais une lecture incroyable et surprenante, j’ai découvert une histoire lente et inintéressante. Hormis les quelques effets que je n’ai pas trouvé fantastiques, il ne se passe rien. J’ai suivi les aventures d’une adolescente dont le monde tourne autour de ses amis et d’un garçon, classique. Je n’ai pas compris l’intérêt du roman, pour moi c’est un énorme brouillon, je suis vraiment déçue car j’en attendais bien plus et je pense que le roman aurait pu être mieux exploité et mieux abordé.

★★★★★★★★★★

L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau

88

De Oliver Sacks

Lecture 2018

Résumé : Oliver Sacks décrit dans ce livre les affections les plus bizarres, celles qui atteignent un homme non seulement dans son corps, mais dans sa personnalité la plus intime et dans l’image qu’il a de lui-même. Il nous fait pénétrer dans un royaume fantastique, peuplé de créatures étranges : un marin qui, ayant perdu le sens de la continuité du temps, vit prisonnier d’un instant perpétuel ; une vieille dame qui caricature dans la rue les expressions des passants, jusqu’à les rendre grotesques et terribles ; un homme qui se prend pour un chien et renifle l’odeur du monde ; deux jumeaux arriérés mentaux, capables de calculs numériques prodigieux, qui vivent dans des paysages de chiffres ; ce musicien qui, ayant perdu la capacité de reconnaître les objets, prend pour un chapeau la tête de sa femme, et bien d’autres… Tentatives aussi pour poser les jalons d’une médecine nouvelle, plus complète, qui, traitant le corps, ne refuserait pas de s’occuper de l’esprit, et même de l’âme…

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Mon avisJe ne savais pas à quoi m’attendre en débutant ma lecture. Le résumé en disait assez peu sur « l’approche abordée », je pensais donc avoir à faire à un aspect psychologique, bien sûr, cela fait parti du livre et de l’histoire des patients mais cette lecture est bien plus tournée vers la neuropsychologie et la neurologie.

Dans cet ouvrage, Oliver Sacks nous parle de nombreux patients. Il y raconte leur histoire avant symptômes, leur histoire avec des symptômes anciens et celle avec des symptômes récents. Après cela, il nous explique comment il a réussi à diagnostiquer et à trouver ce qu’avaient les patients. Le livre se découpe en quatre parties : les pertes, les excès, les transports et le monde du simple d’esprit.

La lecture de cet ouvrage est assez lourde car nous sommes dans un registre scientifique, le vocabulaire également. J’avoue ne pas avoir toujours tout compris mais je pense que l’essentiel est passé. J’ai lu ce livre sur plusieurs mois, j’ai commencé fin Mars et je l’ai terminé début Juillet. J’ai choisi cette méthode de lecture afin de ne pas faire d’ « overdose » d’univers scientifique.

Pour conclure, je dirais que c’est un bon livre. Je l’ai souvent vu passer et un beau jour, je me suis dit qu’il serait intéressant de le lire sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Un peu de surprise et de mystère ! J’ai apprécié ma lecture même si, parfois, cela me semblait extrêmement long. Le vocabulaire n’est pas adapté à tout le monde, quelques fois il est compliqué de comprendre si nous ne connaissons pas le domaine scientifique ou neurologique. J’ai appris et découvert beaucoup de choses.

★★★★★★★★★★