Mangue amère

100

De Bulbul Sharma

Lecture 2018

Résumé : Voici un savoureux festin d’histoires où la nourriture et celles qui la préparent jouent le premier rôle. Des femmes y marient arômes et épices pour nous livrer tour à tour des recettes de vie où s’épanche la brûlante violence des currys, s’attarde le parfum entêtant d’une rivale ou se distillent les ingrédients doux-amers de la vengeance. Autant de secrets, de souvenirs qui nous plongent au cœur de la famille indienne, d’un monde opulent et magique où les vivants parlementent avec les morts qui viennent habiter leurs rêves, en des anecdotes tour à tour poignantes, drôles, macabres, inoubliables.

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Mon avis : C’est autour de la préparation d’un repas funéraire que se retrouvent de nombreuses femmes. Ce court roman mêle saveur culinaire et culture indienne, chaque femme raconte sa propre histoire.

Le reproche que je fais à ce livre est la quantité impressionnante de personnages. En effet, en moins de 200 pages, j’ai réussi à me perdre entre les différents prénoms et rôles de chacune des femmes.

Outre ce petit défaut, j’ai apprécié plonger au cœur de la culture indienne, j’ai trouvé cela très intéressant. Chaque femme raconte sa propre histoire, certains sujets sont doux, d’autres plus difficiles comme la tromperie par exemple. Tout est mêlé avec un parfum de saveur orientale, cela donne l’eau à la bouche.

Je dois avouer qu’en si peu de pages, j’ai du mal à donner un avis plus développé. J’ai bien aimé la plume de l’auteure qui était très douce et relaxante. J’avais peur de ne pas aimer cette lecture, c’est pour cela qu’il est resté si longtemps dans ma pile à lire. Je me suis lancée et je n’ai aucun regret. J’ai appris quelques petites choses sur l’Inde et ses coutumes.

★★★★★★★★★★

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Phobos, tome 1

99

De Victor Dixen

Lecture 2018

Résumé : Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

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Mon avis : Léonor n’a pas de famille. Lorsque le programme Genesis est lancé, elle qui n’a rien à perdre dépose sa candidature. Elle fera parti du programme dont l’objectif est de trouver son futur mari parmi six prétendants et de s’entretenir avec l’un d’eux six minutes par semaine. Un vrai challenge. Ce n’est pas tout, ce programme consiste également à atterrir sur Mars en plusieurs mois à bord du Cupido. Bien entendu, tout ne va pas se dérouler comme prévu.

Ce roman parle de six prétendants et six prétendantes. Concernant les candidates, je ne me suis attachée à personne, ce n’est que très tardivement (à la fin du livre) que l’une d’elle s’est détachée du lot. Il s’agit de Léonor, le personnage principal de la quadrilogie. Jusqu’au trois quarts de l’ouvrage, je l’ai trouvé banale même si elle possède une caractéristique qui la rend « différente », ce n’est qu’à la fin où j’ai découvert son vrai visage. C’est une jeune femme calme mais avec un fort caractère tout de même. Ce qui m’a plu chez elle, ce sont ses moments de colère où rien ne va et où nous la découvrons sous un jour nouveau. Chez les candidats masculins, je parlerai uniquement du prétendant qui a volé mon cœur. Il s’agit de Mozart, son histoire m’a touché, sa sincérité, sa gentillesse et sa confiance. Un amour de garçon. Je ne souhaite pas parler des autres participants puisque, comme les filles, je n’ai pas trouvé les autres personnages très intéressants.

J’avais une boule au ventre lors des premiers chapitres, je trouvais que l’univers était trop centré sur l’aspect scientifique et cela m’a effrayé. Heureusement, cela n’a pas duré longtemps et je suis vite entrée dans l’univers de Phobos et de la quête amoureuse. Cette saga me tentait énormément car je trouvais le concept vraiment incroyable et intéressant. Je ne me suis pas trompée, la base du roman est vraiment travaillée et bien imaginée. Nous allons de découverte en découverte à chaque entretien. Il y a des schémas afin d’aider le lecteur à se projeter et à bien comprendre l’univers et le vaisseau dans lesquels évoluent les personnages. Le livre est rythmé.

Je suis ravie de ma lecture, heureuse d’avoir sauté le pas de ce premier tome. J’ai tellement aimé et j’ai trouvé cela si original qu’il me tarde de lire le deuxième tome. Un très beau travail !

★★★★★★★★★★

Le Livre des zombies : le guide essentiel pour tout savoir sur les zombies et, surtout, comment les éviter

98

De Collectif

Lecture 2018

Résumé : D’où viennent les Zombies ? Comment les reconnaître ? Que mangent-ils ? Cet ouvrage, véritable guide en la matière, comporte toutes les réponses.

Issus du folklore irlandais ou des croyances vaudoues, ces êtres maléfiques hantent nos contrées. Zombies, momies, golems … Ils prennent la forme de diverses créatures assoiffées de sang. Leurs ennemis ? Les humains !

Seriez-vous capable d’affronter une attaque de zombies ? Grâce à ses précieux conseils et ses témoignages édifiants, ce guide vous apporte toutes les informations indispensables pour reconnaître les zombies, les combattre, mais aussi pour éviter d’en devenir un !

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Mon avis : J’ai acheté ce livre non pas pour le sujet mais pour la beauté de l’ouvrage. En effet, sa couverture matelassée et ses illustrations m’ont conquise immédiatement.

Je n’aime pas particulièrement les zombies, ce sont des créatures qui ne m’attirent pas et je pense que mes goûts ne m’ont pas permis d’aimer cette lecture à sa juste valeur. En effet, cet ouvrage est arrivé entre mes mains grâce à sa beauté mais également grâce à une pointe de curiosité qui me faisait penser que peut-être, je prendrais plaisir à découvrir les zombies.

Certaines parties m’ont intéressé, par exemple l’Histoire des zombies agrémentée d’anecdotes et d’autres m’ont laissé perplexe comme la présentation d’un zombie, qui était écrite de manière si simple que cela ne me donnait envie d’en savoir plus sur ces créatures. À mes yeux, il manquait un peu de peps pour totalement envoûter le lecteur.

Je suis donc mitigée, certes, j’ai appris des choses, j’ai eu plaisir à découvrir et à lire certains passages mais cela ne va pas plus loin. Dans ce livre-ci, le visuel est plus important que le contenu du livre car il est mieux réalisé.

★★★★★★★★★★

Hantée, tome 1 : Les ombres de la ville

97

De Maureen Johnson

Lecture 2018

Résumé : À Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Éventreur. Malgré l’omniprésence des caméras, le tueur est indétectable.

Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la seule capable d’apercevoir son ombre.

Accompagnée d’un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive. A moins que son don ne fasse d’elle la prochaine victime …

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Mon avis : Aurora décide d’étudier à Londres. Des cadavres sont découverts dans la capitale Londonienne et certaines rumeurs annoncent le retour de Jack l’Éventreur. Aurora est la seule à voir le meurtrier, du moins, son ombre.

Je suis un peu triste de dire que je ne me suis attachée à aucun personnage, comme souvent en ce moment. Je n’ai pas trouvé Aurora, le personnage principal, très développé. J’ai trouvé qu’on en savait peu sur elle et il en est de même pour ses amis. Je ne me suis identifiée à personne. Je regrette également le nombre de protagonistes impliqués au fil des chapitres, je n’arrivais plus à suivre qui était qui et qui avait quel rôle. En revanche, je suis très heureuse que Jack l’Éventreur soit si mis en avant car cette affaire m’intéresse beaucoup. Nous avons d’ailleurs accès à la véritable histoire de ces crimes avec des passages sur les victimes de Jack, j’ai trouvé cela très complet et donc donnait un aspect très réaliste à l’histoire.

L’intrigue était vraiment bien menée, j’avais envie de connaître la suite et la vérité, toutefois il y avait une variation de rythmes, certains passages étaient trop rapides et d’autres très lents. L’atmosphère est sombre puisque l’on parle dans ce roman de crimes et de cadavres. À cela, Maureen Johnson ajoute un degré supplémentaire avec cet internat ainsi que de nombreuses scènes qui se déroulent la nuit.

De manière générale, je suis mitigée. J’ai vraiment apprécié de suivre les affaires de Jack l’Éventreur, d’en savoir plus sur cette histoire et cette revisite de cette légende affreuse. Du côté enquête, c’était vraiment intéressant et bien travaillé même si la présence constante des policiers m’a agacé. Ce qui m’a déplu dans ce roman, ce sont les personnages fades qui n’apportent, à mon sens, rien à l’histoire. Mon cœur balance entre deux opposés. J’ai donné à cette lecture l’adjectif « frustrante » car je ne savais pas donner un avis concret en refermant ce livre. Je continuerai la saga !

★★★★★★★★★★

Que font les rennes après Noël ?

96

De Olivia Rosenthal

Lecture 2018

Résumé : Vous aimez les animaux. Ce livre raconte leur histoire et la vôtre. L’histoire d’une enfant qui croit que le traîneau du père Noël apporte les cadeaux et qui sera forcée un jour de ne plut y croire. Il faut grandir, il faut s’affranchir. C’est très difficile. C’est ‘même impossible. Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vous émanciper. Pourtant il faudra bien trouver un moyen. O. R.

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Mon avis : Enfant, on nous parle du Père Noël et de ses rennes. Plus grand, il faut se résoudre à connaître la vérité. Cet essai met en parallèle les humains et les animaux.

Ce livre aborde plusieurs thèmes différents, chaque paragraphe est alterné, l’un traite des humains, le suivant des animaux. Concernant les Hommes, Olivia Rosenthal parle de la sexualité, du désir d’avoir un animal étant petit ainsi que d’autres éléments quotidiens. Je n’ai pas compris l’intérêt de cette partie-ci, je n’y ai pas appris grand-chose et je n’ai pas compris le lien avec les animaux. Je me suis sentie agressée au début de ma lecture. En effet, l’auteure vouvoie le lecteur, cela m’a donné le sentiment d’être fautive et d’être dans le même panier que tout le monde, ce que je n’ai pas apprécié. Après avoir relevé ce point, je suis passée outre et cela ne m’a plus dérangé.

La partie sur les animaux est très variée aussi puisqu’elle traite de l’euthanasie, des conditions dans les laboratoires et lors d’expériences scientifiques et des abattoirs. Le point de vue qui est exposé est opposé au mien et plutôt que de me braquer, j’ai eu envie d’apprendre à connaître les différences entre mes positions et celles de ce livre. En revanche, je n’aurai pas trouvé grand intérêt à continuer cet essai si je partageais l’avis de l’auteure, à mes yeux, ce livre n’apporte pas grand-chose si l’avis est similaire mais s’il est contraire, cela devient intéressant. Je dois tout de même avouer que j’ai levé plusieurs fois les yeux au ciel.

Il y a un point de ce livre que je n’ai pas compris. Il y a trois parties et à chacune des parties, j’avais la sensation que le narrateur changeait mais rien n’était indiqué, cela m’a un peu perdu.

J’ai hésité à abandonner ma lecture et j’ai décidé d’être ouverte d’esprit et de ne pas me laisser prendre par ma première impression négative. J’ai découvert un point de vue opposé au mien, j’ai appris à le comprendre et à me poser des questions dessus et c’était très intéressant. Même si mon avis sur la question n’a pas changé, je suis contente d’avoir accepté cette différence. Toutefois, je ne conseille pas ce livre aux défenseurs des animaux et des personnes très engagées dans cette lutte, il faut être ouvert d’esprit pour lire cet ouvrage et accepter un avis très différent.

★★★★★★★★★★

Un sari couleur de boue

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De Kashmira Sheth

Lecture 2018

Résumé : Leela, jeune indienne de treize ans, va devoir aller vivre d’ici peu avec son mari et la famille de ce dernier. Fiancée à deux ans puis mariée à neuf, la jeune-fille semble heureuse du choix que ses parents ont fait pour elle, enfant. Seulement… son époux va décéder avant qu’elle n’emménage chez lui. Elle devient veuve. Et dans les années 1920, être veuve et faire partie de la caste supérieure indienne, c’est porter malheur. La pauvre Leela, si joyeuse et coquette auparavant, va devoir retirer ses bijoux, se raser la tête, se vêtir d’un sari couleur de boue et rester cloîtrée un an chez elle. L’adolescente et sa famille sont anéanties et ne savent comment éviter cette condition. Mais le frère de Leela, ainsi que la directrice d’école du village, ne l’entendent pas de cette oreille…

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Je remercie les Éditions L’école des loisirs pour l’envoi cet ouvrage.

Mon avis : Leela devient veuve à l’âge de 13 ans. En Inde, cela présage un avenir isolé et triste. Peu à peu, elle prend conscience grâce à certains membres de son entourage que c’est à elle de choisir sa vie et de se battre pour ses rêves.

Leela est une jeune fille touchante, douce et d’une grande gentillesse. Elle ne comprend pas les coutumes qui suivent le décès de son mari. Étant adolescente, on lui demande de se comporter comme une femme lors de ce veuvage, pourtant Leela est malheureuse d’être forcée à tout cela. Elle rêve d’accessoires et de droits qu’elle n’a plus en étant veuve. Je l’ai trouvé forte et réelle. Lors des remerciements, je me suis aperçue que Leela était inspirée de la grand-mère de l’auteure. Mon impression était donc vrai et j’ai trouvé cet hommage magnifique. J’ai aimé le personnage de Ba, la mère de Leela, qui aime sa fille et qui souffre de la situation de sa fille.

Même si le sujet est dur, la douceur de la plume de Kashmira Sheth donne de la légèreté aux sujets abordés. Ce livre traite de la guerre et des conditions des femmes en Inde en 1920. L’auteure parle particulièrement du mariage et des rituels du veuvage. Mes connaissances se sont multipliées, j’ai énormément appris et c’est ce que je recherchais en lisant ce roman. Le lecteur est plongé dans ce pays puisque il y a de nombreux mots de la langue hindi, avec un glossaire à la fin, bien entendu.

J’ai passé un merveilleux moment, ce livre a de grandes qualités. L’auteure aborde des sujets difficiles et apporte un message d’espoir. Elle nous livre le message suivant à travers le personnage de Leela : rien n’est facile mais il faut persévérer. Je le recommande, une très belle œuvre.

★★★★★★★★★

Histoire de la psychiatrie

94

De Jacques Hochmann

Lecture 2018

Résumé : S’il y a toujours eu des réponses sociales à la folie, la psychiatrie ne se constitue véritablement comme « médecine spéciale » qu’au début du XIXe siècle. En retraçant l’histoire de la psychiatrie en France depuis Philippe Pinel jusqu’à nos jours, cet ouvrage explore les changements de la pratique et les différentes théories de cette discipline. Il montre comment celle-ci n’a cessé d’évoluer, prise entre la volonté d’isoler les causes de la folie et la réalité de la prise en charge des patients, entre les apports psychanalytiques et l’apparition de médicaments, entre une clinique quotidienne et les critiques de la société sur son fonctionnement.

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Mon avis : Lors de mes études de Psychologie, j’ai étudié l’Histoire de la Psychiatrie et de la Psychologie. Ayant aimé ce cours, je me suis dit que j’éprouverai le même sentiment en m’instruisant dans les livres.

J’ai retrouvé le plaisir de redécouvrir l’Histoire de la Psychiatrie, notamment grâce à l’hystérie et Charcot, Mesmer et le magnétisme et autres. J’ai apprécié ces moments-là, ces thèmes qui me plaisent tant, j’ai dévoré ces passages. Certaines parties ne m’ont pas plu car le sujet ne m’intéressait pas. Les goûts et les couleurs. Le point noir de ce livre, à mes yeux, est la tournure des phrases. Tout est lourd, les phrases, les mots, le sens. Cela me demandait un effort de comprendre l’auteur et parfois, cela a aboutit à des migraines.

Je suis heureuse d’avoir découvert ce célèbre livre mais je pense qu’il aurait pu être simplifier afin d’élargir le public visé et de permettre de mieux comprendre l’Histoire de la Psychologie.

★★★★★★★★★★

Contes des royaumes, tome 3 : Beauté

93

De Sarah Pinborough

Lecture 2018

Résumé : Cette fois, c’est l’histoire de la Belle au Bois Dormant qui va se prendre un petit coup de neuf ! Bien sûr, on y retrouvera tous les éléments classiques de ce conte (le beau prince, la terrible malédiction, la jeune fille endormie et le château hanté) mais de nouveau revus à la sauce moderne ! Toujours aussi drôle et sexy.

 

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Lecture commune avec Marion

Mon avis : Après Blanche-neige et Cendrillon, c’est au tour du conte de La Belle au Bois Dormant d’être revisité. Méfiez-vous des apparences, cette revisite pourrait bien vous surprendre.

Nous rencontrons Belle qui est le personnage central de ce roman. Je suis impressionnée de ce qu’en a fait Sarah Pinborough car je ne m’attendais pas à de telles révélations. Belle est douce, gentille et magnifique mais elle possède une part très sombre en elle, un secret incroyable. J’ai vraiment adoré le travail de l’auteure sur ce personnage, inattendu. Nous rencontrons ensuite Petra, une jeune fille toute droit sortie d’un conte, bien entendu, je vous garde la surprise. Elle est indépendante et débrouillarde, je l’ai bien apprécié. Quant aux autres personnages, le Prince et le Chasseur, ils avaient tous les deux un rôle important à jouer, mais je ne me suis pas attachée à eux. Je dois avouer que les moments que j’ai préféré sont ceux où l’on suivait Belle, ce personnage est très intéressant et énigmatique.

Je suis surprise. À mes yeux, il est le meilleur de la trilogie. Il y a de l’action et de l’intrigue, je ne m’attendais à rien de ce tome-ci. Malheureusement, il y avait des longueurs, comme dans les opus précédents, mais elles étaient moins nombreuses. Plusieurs contes s’emmêlent entre eux, je me suis donc parfois perdue mais j’ai vite repris le fil de ma lecture.

Je suis vraiment heureuse de ce tome qui clôture la trilogie. Cependant mon grand regret et mon incompréhension se dirigent vers la fin que j’ai trouvé décevante. Le conte revisité en lui-même est bien travaillé et dynamique et tout retombe dans les dernières pages sur une fin sans saveur.

Pour conclure, je suis ravie d’avoir découvert cette saga. De manière globale, mon avis est mitigé. Je referme cet univers sans regret et une bonne impression pour le dernier tome.

★★★★★★★★★★

Chroniques de la fin du monde, tome 2 : L’exil

92

De Susan Beth Pfeffer

Lecture 2018

Résumé : Lorsqu’un astéroïde percute violemment la Lune, semant le chaos dans le monde entier, Alex Morales se retrouve seul avec ses deux sœurs. Il n’a pas dix-huit ans et doit se débrouiller dans New York, envahie par les flots. Pour chercher ses parents disparus, trouver de quoi manger, de quoi se chauffer, et simplement pour survivre, Alex sera amené à faire des choix qui changeront son destin à jamais.

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Lecture commune avec Meteora.Books

Mon avis : La Fin du Monde, que fait-elle du côté de New York ? Est-elle la même que dans un autre pays ? Alex, 17 ans, est l’homme de la famille à présent. Son objectif est de survivre en protégeant ces deux sœurs.

Alex est un personnage que je n’ai pas particulièrement aimé. Il est vrai qu’être chef de famille à 17 ans n’est pas chose simple mais c’est un garçon avec du caractère, qui n’a pas de patience et plutôt désagréable. La mauvaise humeur et l’agressivité sont quasi constantes chez lui, principalement car il a du mal à supporter l’une de ces sœurs. Bri est mon personnage préféré, une jeune fille douce, intelligente, qui n’a aucune haine dans le cœur et survit grâce à l’espoir. C’est ce que l’on peut appeler un personnage « doudou », une vraie crème. La cadette est Julie, son caractère est assez similaire à celui d’Alex avec la crise d’adolescence en plus. Tantôt elle est gentille, tantôt méchante et désagréable. Son caractère ne m’a pas plu mais je comprends le chamboulement dans sa vie. Et pour finir, il y a Kevin, ce personnage secondaire si important, qui aide et qui protège si bien. Un « gros dur » d’apparence avec un cœur tendre et généreux. Je l’ai vraiment apprécié pour son imagination et sa créativité durant la fin du monde.

J’ai adoré le premier tome, il en est de même pour ce second opus même si le niveau est légèrement moins bon. La survie est extrêmement bien écrite, les détails sur les rations, les stratégies pour les économiser, les nouvelles idées pour vivre plus longtemps. Tout semblait si réel. Le seul reproche que je peux faire est que l’histoire se répétait un peu. À part cela, j’ai adoré l’imagination de Susan Beth Pfeffer.

Je redoutais cette saga, je me suis trompée. Cette quadrilogie est prometteuse, les deux premiers tomes m’ont convaincu. L’univers est addictif, pour la première fois depuis des années, j’avais hâte de replonger dans un univers venant d’une saga. J’ai légèrement moins apprécié ce tome au premier mais il reste très bon. J’ai hâte de découvrir le troisième tome, cette saga est un délice.

★★★★★★★★★★