Les délices de Tokyo

66

De Durian Sukegawa

Lecture 2018

Résumé : Pour payer ses dettes, Sentarô vend des gâteaux. Il accepte d’embaucher Tokue experte dans la fabrication de an, galette à base de haricots rouges. Mais la rumeur selon laquelle la vieille femme aurait eu la lèpre étant jeune, met la boutique en péril. Sentarô devra agir pour sauver son commerce.

 

Bande1

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Mon avis : Sentarô est au bord du gouffre, sa boutique de dorayaki ne fait pas le chiffre d’affaires nécessaire pour éponger ses dettes. Un jour, une vieille femme au visage déformé s’approche afin de proposer ses services. Les aventures de Sentarô et de sa boutique viennent seulement de commencer.

Sentarô est un personnage au premier abord froid et agressif. Je ne me suis pas lié d’amitié avec lui. L’alcool est son péché mignon, c’est le genre de personnage qui donne des impressions négatives à quiconque le rencontre ou le suit. Au fur et à mesure, le lecteur se rend compte que c’est un homme qui se pose beaucoup de question pour pas grand-chose et qui est perdu. Tokue est une vieille femme de soixante-dix ans. Elle est adorable, serviable, humaine et d’une gentillesse sans limite. Elle est le type de personnage qu’une grande majorité de lecteurs suivrait avec plaisir. Je l’ai adoré, un personnage pépite.

Ce que je redoutais en débutant cette lecture est arrivé. J’avais peur d’une certaine longueur et d’une platitude. L’histoire est mignonne en elle-même mais le rythme était si lent que je me suis ennuyée à de nombreux passages, le manque d’action n’ayant rien arrangé à mon ressenti. Le concept du roman est tout de même intéressant malgré ces deux défauts.

Ce livre me faisait très envie et j’en ressors mitigée. La base de l’histoire est chouette, toutes les descriptions de nourriture et de pâte de haricots me donnaient faim. J’ai adoré cette atmosphère culinaire, parfois un peu longue je dois l’avouer. Le personnage de Tokue est un gros plus à cette histoire, elle m’a apporté de la joie et de la tendresse. L’auteur nous offre un mélange de cuisine et de maladie. En effet, ce livre dénonce avant tout la représentation de la maladie dans la société, ici la lèpre. J’ai vraiment apprécié cette vérité affichée aux yeux de tous. De nos jours, la représentation d’une maladie contagieuse est toujours sujet de débat et un repli sur soi du malade ainsi qu’une certaine exclusion. Il était intéressant d’aborder ce sujet dans la littérature. Je ne suis pas aussi satisfaite que les autres avis que j’ai pu lire sur ce roman mais je suis ravie de l’avoir découvert.

★★★★★★★★★★

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