Les passeurs d’histoires

68

De Mechtild Gläser

Lecture 2017

Résumé : Quel lecteur n’a jamais rêvé d’arpenter la jungle avec Shere Khan, de partir à la recherche du lapin d’« Alice au pays des merveilles » ou de dessiner un mouton au Petit Prince ? Le fantastique monde d’Amy, à la fois humaine et personnage de roman, nous plonge dans les méandres des intrigues des plus grandes histoires de la littérature avec, en prime, des aventures fantastiques et haletantes !

 

bande

En Décembre, je devais choisir un petit quelque chose pour mon Noël. Évidemment, je me suis dirigée vers le rayon des livres et je suis tombée sur cette couverture intrigante et ce titre accrocheur. J’ai lu le résumé et j’ai posé l’ouvrage dans mon panier.

Mon avis : Elles partent, elles partent pour oublier. Amy et sa mère Alexia quittent l’Allemagne en direction d’une île inconnue où vit Lady Mairead, la grand-mère. Elles sont parties pour oublier leur peine et leurs problèmes mais un secret de famille va resurgir et bouleverser le quotidien de Amy. Par la suite, un meurtre, une enquête et des personnes improbables. Ainsi Amy est propulsée loin de ces soucis pour en affronter de nouveaux dans un lieu qui lui est inconnu. Accompagnée ou seule, elle avancera de découvertes en découvertes avec certains personnages de livres populaires.

Amy est une jeune fille perdue après la révélation d’un secret de famille. Excitée et également incompréhensive, elle donne au lecteur la soif d’exploiter son pouvoir. Curieuse, elle n’hésite pas à se mettre en danger et à faire quelques faux pas pour son bon plaisir. Je ne me suis pas attachée à ce personnage-ci, il y a des choses à dire sur elle mais j’ai préféré l’émotion que dégageait sa mère Alexia, qui elle n’est pas un personnage que l’on rencontre souvent dans le roman. Certes, Amy possède un bon fond et une envie de protéger son entourage ainsi que ce que son pouvoir oblige mais il m’a manqué des sentiments pour l’apprécier d’avantage. Cependant, si mes sentiments sont vagues pour Amy, ils le sont beaucoup moins pour Betsy. En effet, celle-ci est décrite comme un personnage détestable, narcissique et qui aime rabaisser afin de se sentir supérieur. Que ce soit moi ou un autre lecteur, Betsy n’est en aucun cas dans notre cœur et l’auteure a su en jouer. Notons également la présence récurrente de deux personnages masculins : Will et Wether. L’un est mystérieux, l’autre faible, je n’ai rien éprouvé à leur égard.

Dès les premières pages, je sentais l’intrigue monter en moi. Deux femmes fuient on ne sait pourquoi vers on ne sait où, la curiosité du lecteur est à son comble. Durant une centaine de pages, le contexte prend place et le suspense est toujours présent, un régal. Malheureusement, pour moi du moins, lorsque l’élément perturbateur s’est déclenché, le petit cocon dans lequel j’étais s’est détruit. Je prenais plaisir à entretenir ma curiosité avec les mots mystérieux de Mechtild Gläser quand tout à coup je suis tombée dans une enquête « policière » menée par deux adolescents qui n’en finissait pas. En effet, ce roman fait un peu plus de 400 pages et les trois quarts sont liés à la recherche d’informations. Je suis passée d’un rythme soutenu et retenant mon haleine à de grandes longueurs et un ennui passager. Autant dire que ma motivation du début s’est vite enfuie.

Je ne m’attendais pas à aimer quoi que ce soit de ce roman. Ce style de lecture me rappelle les contes revisités mélangés ensemble à la Once Upon a Time, je n’y croyais pas. Je suis surprise d’avoir apprécié les premières centaines de pages, néanmoins la suite ne m’a pas convaincu. Tout cela me semblait prometteur, une bonne base, un synopsis prometteur, une plume relativement mâture qui me semblait adolescents – jeunes adultes pour finalement plonger dans du jeunesse lors de l’enquête. Quelle déception. L’élément déclencheur a posé problème, je n’imaginais pas que cela entraînerait de telles conséquences. J’ai trouvé qu’à partir de ce moment, l’histoire partait dans tous les sens et que le livre perdait de sa magie. Bien entendu, cet ouvrage n’est pas fait que de reproches et défauts, j’ai aimé le concept atypique et plonger avec Amy au cœur de ces livres qui ont forgé mon enfance ou non. Toutefois, j’ai un goût amer sur l’évolution de ce roman que je ne peux oublier.

★★★★★★★★★★

64

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6 réflexions sur “Les passeurs d’histoires

  1. Oh c’est vraiment dommage ton avis. Le résumé était super tentant mais je n’aime pas quand le tout devient trop jeunesse et qu’il y a des longueurs. Si je le lis ça ne sera vraiment pas avant un méchant bout et il sera emprunté.

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