Le témoin

56

De Arcade Birigimana

Lecture 2016

Résumé : « – Quelqu’un dans la salle veut encore rigoler avec nous ? demandèrent nos invités surprise, visiblement satisfaits de leur démonstration de force. Écoeurés par le spectacle, nous nous empressâmes tous de dire non de la tête car c’était trop risqué d’ouvrir sa bouche. – Vous avez tous peur et vous avez raison ! ricana le militaire gradé en marchant fièrement dans l’allée centrale de la salle. Maintenant, écoutez-moi attentivement. On va procéder à un appel : celui qui entend son nom et prénom lève la main et se dépêche de nous rejoindre ici au fond de la classe. Soyez sages et tout se passera le mieux du monde. Sinon, on va s’énerver et ça va faire mal. C’est clair pour tout le monde ? – Oui, fit la salle entière d’une voix étouffée ».

bande

Je remercie les Éditions Baudelaire de m’avoir proposé et envoyé cet ouvrage.

Mon avis : Le Burundi. Émilie est une jeune fille en échec scolaire, l’établissement décide de la renvoyer définitivement. Son père, de toute sa grâce, tente de trouver une solution auprès de chefs d’établissement pour obtenir un redoublement et la promesse que sa fille travaillera dur. En effet, Émilie s’engage et ses résultats grimpent en flèche. Tout ceci semble être un amas de bonnes nouvelles, malheureusement un jour, la tranquillité disparaît et la terreur commence.

Nous rencontrons Émilie, le personnage principal de cette histoire. Gentille jeune fille un brin naïve, les difficultés de son pays et de la terreur qui y règnent la plonge parfois dans l’incompréhension. Je ne me suis pas attachée à ce personnage, je n’ai pas réussi. Il manquait son ressenti tout au long de l’histoire, ce petit détail auquel je me serai accroché. J’ai suivi Émilie mais je n’ai pas éprouvé d’affection envers elle ni envers les autres personnages bien trop nombreux. La surpopulation de protagonistes étant conséquence, je me suis parfois perdue entre les noms et les liens familiaux et relationnels.

Le début du roman est relativement long. Les péripéties commencent à une centaine de pages et c’est à ce moment-ci que je me suis vraiment imprégnée de l’histoire. Quelques moments plus tard, le roman est à nouveau plongé dans le calme. Je suis assez mitigée sur le rythme des événements. Quant à l’atmosphère, je dirais que j’ai ressenti de la tristesse et de la surprise lors des instants sombres que nous délivrent l’auteur.

Arcade Bigirimana nous offre sa propre vision du Burundi, son pays natal. À travers une histoire inspirée de faits réels, il donne au lecteur son regard. Il reflète une belle découverte de ce pays.

Je sors mitigée de cette lecture. J’attendais plus de péripéties, plus d’actions, un personnage principal plus expressif sur les aventures du Burundi. L’auteur nous emmène au cœur de ce pays qui l’a vu naître et tout au long du roman, nous offre des mots et dictions. Chaque mot inconnu au lecteur est annoté, ce que j’ai beaucoup aimé car je me suis vraiment sentie dans un autre pays que le mien. Arcade Bigirimana a su m’emmener là-bas, dans l’environnement mais pas dans l’histoire-même du Burundi.

★★★★★★★★★★

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2 réflexions sur “Le témoin

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