Gaby

50

De François d’Épenoux

Lecture 2016

Résumé : Trois jours pour vivre pleinement sa vie… et la trouver. Gaby : 170 kilos de chance au jeu, de solitude, de haine de soi et d’essoufflement cardiaque. En apprenant à la radio l’âge moyen auquel meurt un homme en France – 78 ans –, c’est avec surprise qu’il s’en compte presque la moitié : il aura 39 ans dans trois jours. Une première moitié de vie plus subie que vécue, plus transpirée que gravie : alors pas question d’en vivre la seconde, qu’il voit comme une pente descendante ! Tout claquer, tout flamber, et profiter follement de ses derniers instants, voilà la solution. Mais comment tirer sa révérence en beauté et regarder en face son réel problème de cœur… amoureux ?  » Fidèle à son regard piquant, entre humour et sensibilité, François d’Epenoux confirme son sens du rythme et du clin d’œil savoureux. « 

bande

J’ai gagné ce livre lors d’un concours de la maison d’édition. J’avais hâte de le recevoir, dédicacer par la même occasion, et de me plonger dans sa lecture. Cours, un synopsis intéressant, il avait tous les atouts pour me combler.

Mon avis : Gaby est un homme en surpoids, il n’en a pas toujours été ainsi. Lorsqu’il était plus jeune, son cœur battait pour une charmante vendeuse en boulangerie chez qui il se rendait. Les aller-retour dans ce lieu si gourmand lui ont valu quelques kilos en plus, et de pire en pire. À 39 ans moins un jour, une grande remise en question sur lui-même est exposée. L’homme meurt approximativement aux alentours de 78 ans. Peut-il continuer cette vie avec ces 170 kilos ?

Gaby est un homme assez triste et allergique au bonheur. Son poids ne lui facilite guère la vie. Je me suis prise d’amitié pour cet homme auquel la joie n’est pas au rendez-vous. Ce personnage semble si tendre avec tant d’amour à donner. Je dirais même que j’ai eu compassion de lui. Mon cœur se brisait lorsqu’il se sentait triste. J’aurai voulu aidé Gaby et lui donner un peu de bonheur.

Le rythme est constant durant toute la lecture. L’auteur sait captiver le lecteur durant toute l’histoire grâce aux mots agréablement bien utilisés. La plume de François d’Épenoux est intéressante dans le sens où ce livre simple devient vite une lecture spéciale et belle. Le seul petit reproche que j’aurai à faire est qu’il ne se passe pas grand chose et que cela ralentit par moment le rythme.

Ce petit roman a de fortes chances de faire son effet à des lecteurs en quête de légèreté. L’auteur a fait un travail très doux et très reposant sur un sujet plutôt triste qu’est l’obésité. Il l’a abordé de manière caricaturale parfois, très métaphorique également (et les métaphores étaient vraiment sublimes). Ce petit livre est reposant et il l’est encore plus lorsque le lecteur s’attache au personnage principal.

Ce mois-ci a été plutôt chaotique dans mes lectures mais je suis ravie de voir qu’un roman de 148 pages a su relever le niveau. Après des livres que je n’ai pas aimés, je cherchais quelque chose de frais et de léger que François d’Épenoux a su m’offrir. Je suis ravie de finir le mois en beauté.

★★★★★★★★★★

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